| FESTIVAL TOROS Y SALSA: LUCHO CUETO AND THE BLACK SUGAR SEXTET |
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Desde vendredi, septembre 05 2008 - 7:00pm Hasta dimanche, septembre 07 2008 - 2:00am Cada día |
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Accesos : 1113 |
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featuring TITO ALLEN and JOSE MANGUAL Jr Vendredi 05 et Samedi 06 Septembre 2008 CONCERTS GRATUITS
 BLack Sugar Sextet
En 1965, un tournant majeur dans l’histoire de la musique latine apparait à New-York. Berceau même de la culture afro-latine et point de départ de certains courants musicaux la « grande pomme » subit de plein fouet un style musical ephémère qui deférlera comme un véritable raz de marée, répondant aux attentes de toutes les minorités latines et noir-américaines mais également s’adaptant aux changements sociaux d’une société en devenir. Les jeunes nu-yoricans, première génération d’immigrés à naitre aux USA mais aussi leurs ainés installés à NY depuis l’immigration massive de 1917, à la fois encrés dans leurs racines mais profondément influencés par la société américaine, sont à l’origine de ce courant musical frais et entrainant d’abord crée pour les danseurs: le boogaloo.
Sous l’influence de certains orchestres notamment ceux de Tony Pabon, Pucho Brown, Pete Rodriguez et Joe Cuba, le boogaloo nait de la fusion des rythmes latins avec les musiques afro-américaines comme la soul et le rythm and blues mais aussi la pop ou le rock alors en pleine explosion. Les chansons sont désormais chantées en anglais, le tempo plus simple est déplacé sur le temps et le format des orchestres est réduit.
Au début des années 60, les clubs du Sapnish Harlem sont fréquentés à la fois par les latinos et les noir-américains sans distinction. Ces derniers, pas forcément hostiles à la musique latine sont peu enclin à danser sur des rythmes qu’ils maitrisent mal. Pour éviter des pistes de danse vides et des conséquences économiques désastreuses, certains groupes latinos décident de modifier la structure même des morceaux en s’inspirant des musiciens noir-américains comme James Brown, Marvin Gaye ou les Temptations et introduisent le « back-beat » du rythm and blues. Les claquements de doigts surgissent immédiatement et remplacent la rigide clave ; les danseurs se ruent sur les pistes de danse accompagnant volontiers les musiciens lors des refrains courts et faciles à retenir. Les pas de danse sophistiqués du mambo ou plus nonchalants du cha cha cha disparaissent au profit de danses plus débridées et les costumes cravate sont remplacés par les chemises à fleur et le blue-jean. La société est en pleine mutation !
C’est dans cette ambiance joviale et euphorique que le format musical du sextet fleurit parmi les groupes latinos. Les sections de trompette, saxophones et trombones disparaissent avec les choristes et le vibraphone devient un élément mélodique important avec la batterie ; les paroles sont désormais en anglais. Bien que certains comme Eddie Palmieri et Johnny Pacheco demeurèrent réfractaires à ce rythme, la contagion gagna l’ensemble de la communauté du Spanish Harlem et entre 1965 et 1968, le boogaloo écrase tout sur son passage.
Le nom qui reste le plus emblématique de cette période est sans aucun doute celui de Joe Cuba avec son sextet dans les rangs duquel on trouve les chanteurs Cheo Feliciano et Jimmy Sabater. Comment expliquer alors l’engouement énorme qu’obtint le groupe et ses émules avec seulement un vibraphone, une basse, un piano et une section de percussion réduite ? Tout d’abord les textes changent et reflètent mieux désormais le quotidien des nu-yoricans ; ensuite la synérgie étroite entre la basse, la conga et le piano crée un tissu rythmique solide d’ou émane un swing envoutant qui accroche inéxorablement le public. Enfin le vibraphone et ses sonorités aériennes se charge de la partie purement mélodique comme savaient si bien le faire les grands orchestres de jazz de l’époque. La formule est imparable et en l’espace de quelques mois, le boogaloo mais aussi son petit-frère le shing a ling envahissent le paysage musical à New-York. On assiste alors à des choses inconcevables jusqu’alors comme d’avoir en tête d’affiche un sextet et en première partie les grands groupes de mambo de plus de 20 musiciens. Le monde à l’envers !
C’est cette formule que Lucho Cueto, pianiste talentueux d’origine péruvienne et installé à NY depuis son enfance a choisi pour son premier disque en tant que leader. Lui qui a accompagné a peu prés tous les grands salseros pour devenir l’arrangeur et pianiste du grand Willie Colon, a décidé de rendre hommage à ce type de groupe en formant un sextet soudé autour du vibraphone. Composé de musiciens porto-ricains, vénézuéliens et américains, le Black Sugar Sextet résume bien le melting-pot des cultures qui existe encore à NY et qui finalement fut à l’origine du mouvement du Boogaloo. Mais on est également ravi de compter parmi les membres du groupe des invités de marque comme le formidable chanteur de Salsa Tito Allen que Dax n’avait pas revu depuis 10 ans et le percussionniste chanteur José Mangual Jr qui fut à l’origine du renouveau de ce style il y a quelques années avec la création de Son Boricua avec son compère Jimmy Sabater. Plusieurs générations se côtoient ainsi dans ce groupe ce qui lui donne une saveur et une approche artistique particulière, parfait mélange entre la tradition et la salsa d’aujourd’hui aux arrangements sophistiqués.
Pour sa première présentation en Europe Lucho Cueto et ses accolytes du Black Sugar Sextet ont répondu présent à l’invitation du festival et ils défendront avec fierté et honneur cette époque euphorique du milieu des années soixante qui vit la naissance d’une salsa avant la lettre, fruit du métissage des cultures mais qui quelques 40 ans après demeure bien vivante.
BLACK SUGAR SEXTETLucho Cueto - Piano José Tabares - Bass Mike freeman - Vibes Ralph Irizarry - Timbales Roberto Quintero - Congas José mangual Jr – Lead vocal Tito Allen – Lead vocal Carlito Soto - Bongó
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Localización: Parc Théodore Denis (Dax :4 h de Paris en TGV, 150 km de Bordeaux, 60 km de Pau et 40 km de Biarritz |
| CONCERTS GRATUITS
Réservations pour les corridas, dès le 1er juillet sur le site www.dax.fr et à la Régie Municipale des Fêtes et des Spectacles à partir du 15 juillet. |