| FESTIVAL TOROS Y SALSA: TRIBUTO A LA MUSICA DE MONGO SANTAMARIA |
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dimanche, septembre 07 2008, 7:30pm - 12:00pm |
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L’histoire du latin-jazz a été jalonnée par des évenements et des musiciens d’importance dont l’influence fut primordiale dans son développement et sa reconnaissance par le large public. Depuis sa naissance dans les années 20, sa jeunesse dorée dans les années 40, sa crise de la quarantaine dans les années 70 et sa maturité actuelle, la vie du latin-jazz est comparable à celle des hommes avec ses moments d’euphorie et de doute, de joie et de mélancolie qui sont autant d’épreuves et de succès qui contribuent à forger le caractère et la personnalité.
Le percussioniste Ramon « Mongo » Santamaria fait partie de cette poignée de musiciens considérés aujourd’hui comme les pionniers du genre et dont l’empreinte demeure à jamais inscrite au plus profond de chacun des musiciens d’aujourd’hui. A l’instar de Jerry Roll Morton, Alberto Socarras, Mario Bauza, Chico O’farrill ou Tito Puente, Mongo Santamaria bien que moins médiatisé que ses confrères a été d’une influence capitale dans le développement de cette musique et l’incorporation des percussions afro-cubaines dans le latin-jazz lui doit beaucoup.
Arrivée aux Etats-Unis aux début des années 1950 avec son cousin Armando Peraza , il démarre sa nouvelle carrière avec Perez Prado et surtout Tito Puente. Mais c’est surtout sa collaboration avec le vibraphoniste Cal Tjader et le percussioniste Willie Bobo qui lui permet de se faire un nom et lorsqu’il vole de ses propres ailes dans les années 60, sa musique est déjà très affirmée et sa vision personnelle du latin-jazz le démarque déjà des courants commerciaux. Dans les années 60 et 70, conscient de l’avénement de la soul et du rock and roll, il aura le souci de chercher une synergie entre ces nouvelles tendances - découlant d’un contexte social en plein changement - et le Boogaloo que l’on peut considérer comme la réponse de la communauté latine à l’invasion du rock et des musiques afro-américaines. Sa musique est ainsi constituée autour d’une base rythmique très enracinée dans l’afrique ancestrale, par des harmonies empreintes de jazz et un format musical résolument de son temps. Ce choix audacieux aura certainement contribué à le maintenir plus en retrait d’un point de vue commercial par rapport à d’autres musiciens évoluant dans le latin-Jazz. Peu soucieux de ce genre de considération il restera fidèle à sa ligne de conduite. Il fut également découvreur de talent et son esprit ouvert a permis à de jeunes musiciens d’émerger comme Herbie Hancock, Chick Corea ou Justo Almario avec les carrières que l’on sait par la suite.
Née d’une conversation passionnée avec Pablo Rosario et Edgar Rodriguez habitués et amis du festival, ce projet a été spécialement mis sur pied pour le festival Toros y Salsa ; il est le fruit d’une volonté commune de faire découvrir la richesse du Latin-Jazz et à travers elle la musique de ce grand percussioniste aussi discret que talentueux.
Une frappe lourde et précise et une cadence rythmique incomparable permettent de toujours reconnaître le jeu de Mongo. Ray Barretto un de ces plus fervents admirateurs n’a t-il d’ailleurs jamais clamé que son jeu s’était beaucoup inspiré de celui de Mongo Santamaria ? En effet avec Mongo point de jeu technique aux multiples soliis exécutés à une vitesse cosmique mais plutôt une perpétuelle recherche de la sonorité juste et une incorporation rythmique quasi fusionnelle avec l’ossature constituée par le piano et la basse.
Mongo Santamaria s’est aussi une utilisation avant guardiste de la flûte voir même du violon dans le latin-jazz. Mais conscient que la musique est aussi et surtout faite pour danser, le latin-jazz de Mongo Santamaria est souvent structuré autour d’un thème entrainant à partir duquel les solistes improvisent des riffs incisifs au cours desquels trompette et saxophone rivalisent d’inventivité. Mais Mongo Santamaria symbolise également la recherche musicale même dans le domaine de la salsa et son disque « Ubane » produit en 1976 avec son compaire Justo Betancourt a ouvert la voie à la fusion des genres et des influences venant de toute la Caraïbe, contribuant ainsi à l’enrichissement de la salsa.
Pour cet hommage, quelques uns des musiciens ayant partagé sa carrière ont accepté de se réunir pour ce concert exceptionnel ou plusieurs générations de musiciens se côtoieront pour démontrer s’il en était besoin que la musique du « Mago del Tambor » est universelle et sans frontières d’aucune sorte. Pablo Rosario, Eddie « Guagua » Rivera les fidèles de la dernière heure, le batteur Jimmy Rivera présent lors du mythique enregistrement en public au Yankee stadium en 1973 seront présents aux côtés des jeunes loups du groupe Iba A Se, sensation de l’édition 2007 et d’un invité prestigieux, l’époustouflant Giovanni Hidalgo.
Entre Dax et le latin-jazz c’est déjà une longue histoire et chaque année les concerts présentés ravissent un peu plus le public de plus en plus exigeant. Cette année encore Toros y Salsa à le plaisir de proposer une rencontre musicale excitante, créative et spontanée. Moment désormais incontournable et trés attendu, ce concert de latin-jazz va réserver son lot de surprises et de moments magiques grâce à l’inventivité et l’amitié entre les musiciens présents. Tributo MONGO SANTAMARIA Concierto JUSTO BETANCOURT
1-Tony Castillo - Piano 2-Eddie “Guagua” Rivera - Bass 3-Victor Payano -Tenor Sax 4-Jimmy Rivera - Drums 5-Noel Rosado - Coro 6-Pablito Rosario -Bongo 7-Toñito Vasquez -Trombone 8-Tito Rivera - Trumpet 9-Ricardo Davila - Violin 10-Jeremy De Jesus - Flute 11-Justo Betancourt – lead vocal 12-Edgar Rodriguez - Director, percussions
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Location: Parc Théodore Denis, Dax, 4 h de Paris en TGV, 150 km de Bordeaux, 60 km de Pau et 40 km de Biarritz. |
| CONCERTS GRATUITS
Réservations pour les corridas, dès le 1er juillet sur le site www.dax.fr et à la Régie Municipale des Fêtes et des Spectacles à partir du 15 juillet. |