| Le label Fania |
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Créée à New York dans les années 60, la FANIA comptait dans ses rangs des légendes telles que Ray Barreto, Eddie Palmieri, Hector Lavoe, et Celia Cruz. Pour la première fois réédité en intégralité (remasterisé et dans les pochettes originales), le catalogue du label est aussi revisité par la crème des DJ et taste-makers contemporains : Gilles Peterson, Louie Vega, Masters at Works, Mr Scruff, Bobitto Garcia ... L'histoire de Fania est l'histoire d'une musique que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de salsa. La Fania est irrémédiablement liée aux plus grands noms des fondateurs de cette musique, dont l'héritage vit au travers d'enregistrements aujourd'hui considérés comme des classiques absolus du genre. Fania Records a été fondé en 1964 à New York, par l'avocat italo-américain Jerry Masucci et le talentueux poly-instrumentiste Jonny Pacheco. Au début, en raison de contraintes économiques, les signatures du label étaient essentiellement des jeunes musiciens originaires du Bronx ou de Porto Rico, deux endroits qui ont été la clé du succès de Fania. Au cours de ces premières années, Fania a signé de grands artistes : Willie Colon, Hector Lavoe, Yomo Toro, Bobby Valentin et Larry Harlow. Au fil de leur succès croissant, ils ont été rejoints par des artistes plus établis comme Mongo Santamaria, Joe Bataan, Ray Barreto, Cheo Feliciano, Joe Cuba ou par de célèbres orchestres de l'époque : Roberto Roena y su Apollo Sound ou Richy Ray y Bobby Cruz.
Le succès international remporté par Fania réside dans les signatures de nouveaux talents et le développement de leur potentiel, ainsi que dans la capacité à reconnaître les directions prises par cette musique salsa, auxquelles les artistes ont largement contribué. Mais avant toute chose, le niveau de promotion que Fania accordait aux musiques latino-américaines a atteint des sommets. Aucun label n'avait réussi une telle entreprise dans des proportions aussi importantes. Avec la consécration d'artistes comme Willie Colon, Larry Harlow ou Ray Barretto au sommet des charts à New York et des groupes comme Roberto Roena et Bobby Valentin qui faisaient de même à Porto Rico, le concept de Fania All Stars s'imposait de lui-même. Il réunissait au sein d’un grand groupe des chefs d'orchestre, des musiciens et des chanteurs : les Fania All Stars, une idée encore jamais mise en pratique dans la musique latino-américaine.
Le 26 août 1971, plus de cinq mille fans se rassemblaient dans l'enceinte du Cheetah Ballroom new-yorkais pour assister au plus grand concert de salsa de l'histoire. C’était la naissance d'une légende et l'explosion de la salsa. Deux ans plus tard, en août 1973, Fania rassemblait tous ses artistes lors d'un autre concert entré dans la légende, au fameux Yankee Stadium, dans le Bronx. Plus de 44 000 fans étaient venus assister à cette nuit historique et de nouvelles voix s'y élevèrent comme celles d'Adalberto Santiago ou d'Andy Montanez, alors membre d'El Gran Combo. Fania était devenu le label de musique latine le plus influent. Et avec le rachat de Tico-Alegre, Fania ajoutait à son catalogue les noms de Celia Cruz, Tito Puente, La Lupe, Eddie Palmieri, mélangeant vedettes anciennes et nouveaux talents. En août 1974, les Fania All Stars entamaient leur première tournée latino-américaine au Roberto Clemente Coliseum de Porto Rico, là-même où Celia Cruz avait fait ses débuts, ce fut un triomphe absolu.Le label poursuivait sa politique de signatures de nouveaux talents avec les arrivées de Ruben Blades et de Papo Lucca, tout en promouvant ses artistes grâce à des concerts organisés partout dans le monde, conquérant la planète avec ce nouveau rythme baptisé salsa. Fania devient alors le label latino-américain le plus célèbre au monde, la force majeure derrière l'émergence de la salsa. Bien que les artistes individuels atteignent des sommets, c'est grâce à l'entité salsa que la famille Fania a marqué le monde de son impact musical, social et culturel. FANIA RECORDS
Fania Records est une maison de disques fondée en 1964 par Johnny Pacheco (une fois son contrat avec la maison de disques Alegre terminé) et Jerry Masucci[1] (l'avocat de son divorce). Le nom "Fania" vient d'un són montuno composé par Reinaldo Bolaños, et qui faisait partie de Canonazo, premier album de Johnny Pacheco sur son nouveau label. En 2005, le catalogue a été racheté par V2 Music qui a créé le site web FaniaRecords.com.
Fania All StarsLa Fania All Stars est un orchestre réunissant les meilleurs musiciens et chanteurs de la maison de disques Fania Records. En 1968, Jerry Masucci pêchait à Acapulco quand les promoteurs Jack Hooke et Ralph Mercado (qui a co-dirigé le club Cheetah de Manhattan et futur président de la maison de disques RMM = Ralph Mercado Management / Ritmo Mundo Musical) lui téléphonent avec l'idée de mettre en scène toutes les stars de la Fania, la FANIA ALL STARS, ainsi que des "guests stars" (Tito Puente de Tico Records, Eddie Palmieri et Richie Ray & Bobby Cruz d'Alegre Records) pour un concert événement promotionnel au Red Garter de Greenwich Village; le concert fait salle comble; La descarga Live At The Red Garter s'est mal vendue à l'époque. Masucci décide de filmer le prochain concert. Le 26 août 1971, Jerry Masucci et Ralph Mercado organisent ce concert au Cheetah. Le public est 2 fois plus nombreux (plus de 5000 personnes). L'album Live at Cheetah vols 1 et 2 sera l'album de musique latine le plus vendu à ce jour. Un autre film suit : Our Latin Thing (Nuestra Cosa Latina) (1972), co-produit par Jerry Masucci et Larry Harlow sous la direction de Leon Gast... Après des concerts faisant salle comble à Porto Rico, Chicago et au Panama, le Fania All Stars ont fait leur première apparition au Yankee Stadium (capacité de 60000 places) de New York le 24 août 1973, avec les principales vedettes de la Fania : Ray Barretto, Willie Colón, Larry Harlow, Johnny Pacheco, Roberto Roena, Bobby Valentín et d'autres musiciens invités à faire le b?uf (descarga) : Manu Dibango, Mongo Santamaria et Jorge Santana (le plus jeune frère de Carlos Santana). Sur une des faces de l'album Latin-Soul-Rock (1974), on trouve des enregistrements de ce concert et une partie concert au Roberto Clemente Coliseum à San Juan, Porto Rico. En 1974, la Fania All Stars donne un concert au Stade de Kinshasa (Zaïre) (80 000 places), filmé sous le titre Live in Africa (publié en Angleterre sous le titre Salsa Madness en 1991), lors d'un festival de musique auquel participait également Stevie Wonder et d'autres, organisé conjointement avec le combat de boxe poids-lourds Cassius Clay (Mohammed Ali) et George Foreman. Les Fania All Stars retournent au Yankee Stadium en 1975 (double album Live at Yankee Stadium 1975), avec au chant Celia Cruz, Hector Lavoe, Cheo Feliciano, Ismael Miranda, Justo Betancourt, Ismael Quintana, Pete "El Conde" Rodríguez, Bobby Cruz et Santos Colón. Afin d'élargir son marché, Fania s'est associée à Columbia Records aux États-Unis pour une série d'albums. Le premier projet Delicate & Jumpy (1976) était une collaboration avec Steve Winwood avec la Fania All Stars réduite à une section rythmique consistuée de Johnny Pacheco, Bobby Valentín, Ray Barretto, Roberto Roena, Nicky Marrero et Papo Lucca, sorti sur chez Columbia Records aux États-Unis et Island au Royaume Uni. Island Records a distribué au Royaume Uni la collection Salsa! & Live. En 1976, Fania All Stars a donné un unique concert mémorable au Lyceum Theatre[2]de Londres (salle comble), avec la participation de Steve Winwood. Sur l'album Tribute To Tito Rodriguez figure pour la première fois le chanteur Rubén Blades. Sur l'album Rhythm Machine, (Columbia Records) on retrouve le joueur de clavier Bob James (producteur exécutif) et le guitariste Eric Gale; Sur Spanish Fever (1978) sont invités Maynard Ferguson, Hubert Laws, David Sanborn, Eric Gale et d'autres. En septembre 1978, ils donnent un concert au Madison Square Garden. Le dernier album avec Columbia Records, Havana Jam est un concert historique enregistré le 3 mars 1979 à la Havane, Cuba, avec la participation de Billy Joel, Rita Coolidge, Kris Kristofferson, Stephen Stills et Weather Report, ainsi que les groupes cubains Irakere et Orquesta Aragón. Dans les années 1980, la Fania décline à cause d'un film qui n'aura aucun succès, des problèmes de droits d'auteur impayés, l'échec du catapultage de la salsa dans le marché américain avec Columbia Records et Atlantic, et l'arrivée des modes du merengue dominicain durant la première moitié de la décennie puis celle de la salsa romantique de Porto Rico à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Ils sortent deux albums latin jazz : California Jam et Guasasa; puis Social Change (1981) destiné au marché américain avec Steel Pulse et Gato Barbieri, Bamboleo (1988) avec quatre versions salsa des Gipsy Kings, Commitment, Latin Connection, Lo Que Pide La Gente et Viva La Charanga. En 1994, le groupe a fêté les 30 ans de Fania Records par 3 concerts à San Juan, Miami, et New York DiscographieAlbums Studio
Albums Live
VideosLive in AfricaListe des titres :
Musiciens : Johnny Pacheco (direction et flûte), Celia Cruz (chant), Ray Barretto (congas), Santos Colon (chant), Cheo Feliciano (chant), Larry Harlow (piano), Pupi Lagarretta (violon), Hector Lavoe (chant), Nicky Marrero (timbales), Ismael Miranda (chant), Ismael Quintana (chant), Roberto Roena (bongo), Jorge Santana (frère de Carlos Santana) (guitare électrique), Yomo Toro (cuatro), Bobby Valentin (basse électrique) SalsaListe des titres :
Musiciens : Johnny Pacheco (direction et flûte), Santos Colon (chant), Cheo Feliciano (chant), Pete "El Conde" Rodriguez (chant), Hector Lavoe (chant), Ismael Miranda (chant), Adalberto Santiago (chant), Ricardo Ray (chant), Bobby Cruz (chant), Larry Harlow (piano), Ray Barretto (congas), Nicky Marrero (timbales), Roberto Roena (bongo), Bobby Valentin (basse électrique), Yomo Toro (Cuatro), Willie Colon (trombone), Lewis Hahn (trombone), Roberto Rodriguez (trompette), Barry Rogers (trombone), Victor Paz (trompette), Ray Maldonado (trompette) Our Latin Thing (Nuestra Cosa)Concert donné au Cheetah Club, le 26 août 1971. Durée : 1h23 Liste des titres :
Musiciens : Johnny Pacheco (direction et flûte), Ray Barretto (congas), Santos Colon (chant), Cheo Feliciano (chant), Pete "El Conde" Rodriguez (chant), Hector Lavoe (chant), Ismael Miranda (chant), Adalberto Santiago (chant), Ricardo Ray (chant), Bobby Cruz (chant), Larry Harlow (piano), Roberto Roena (bongo), Bobby Valentin (basse électrique), Willie Colon (trombone), Reynaldo Jorge (trombone), Roberto Rodriguez (trompette), Barry Rogers (trombone), Larry Spencer (trompette), Yomo Toro (cuatro), Orestes Vilató (timbales), Hector Zarzuela (trompette) Liens externes
Notes
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