Pa’ Bravos: DAX ! Entrevista a Mauricio Silva en Dax Entrevista con Lorenzo Barriendos, por Maya Roy Lucho Cueto & Black Sugar Sextet por Carolina Moreno
| La XIVème édition du Festival Toros Y Salsa vient de s’achever et les souvenirs des versions antérieures surgissent pour nous rafraîchir la mémoire et revivre les grands moments, les instants uniques que chaque année nous offre le rendez-vous musico-taurin des Landes. Les spectacles taurins sont toujours aléatoires et risqués, car dans la Fiesta Brava tout dépend de la « bête » et de son "trapío"(1), cette fougue qui provoque l’état de grâce entre le toréador et le taureau, entre el Matador y el Toro Bravo et déclenche le délire dans les arènes, la communion entre las Astas y la Muleta, clef de la Faena d’anthologie et de la Estocada Perfecta(2). |  Gerardo Rosales | La version 2008 de Toros Y Salsa restera pour toujours dans l’Histoire et dans la mémoire du public assistent, car pour la première fois depuis 1913 un taureau était gracié ou indulté. L’Indulto(3) permet au taureau de sauver sa vie et de retourner aux champs pour préserver sa descendance. La grâce accordé à Desgarbado, 2ème taureau du matador Miguel Ángel Perera suscite la polémique autour de si Oui ou Non(4) ce taureau méritait l’Indulto(5), malgré le doute, l’après-midi du dimanche 7 septembre restera toujours un souvenir inoubliable... |  Arènes de Dax | Toros, Música, Convivialité, Emotion et beaucoup de Couleur pour clôturer une saison estivale en beauté avant d’entamer les premières feuilles mortes qui annoncent l’automne, le métro, le boulot et le dodo… Un autre élément imprévisible du Festival c’est le Temps, car si l’édition 2007 fût béni par les cieux et le soleil avait brillé trois jours durant, cette année la météo annonçait un temps plus maussade, des orages, des averses et un peu de soleil… Et nous avons eu droit à la pluie, à la boue, à l’humidité, aux inclémences du temps, mais, une fois de plus la Musique Afro caribéenne nous a bien réchauffé le corps et le cœur. |  DESCARGANDO ! | Toros Y Salsa est un événement unique pour plusieurs raisons, d’abord le calendrier qui coïncide avec la Rentrée des clases et la fin de vacances, et pour beaucoup de salseros venir à Dax début septembre est assez compliqué. Il faut avoir goûté le produit pour devenir accro… Certes les concerts sont gratuits et la Fiesta assurée avec l’esprit landais mais les distances demandent organisation et surtout : être passionné de Salsa… et de Salsa Brava… Le noyau de cette idée se résume dans un mot assez révélateur : Rencontre. Cette 14ème édition un peu mouillée a servi de thermomètre pour confirmer la maturité d’un concept qui est devenu plus qu’un but, une obsession de la part de la direction artistique du festival. |  Black Sugar Sextet | La Rencontre implique le Partage, Mélange, Fusion, voir Amalgame… Toros Y Salsa réunit pendant trois jours un ensemble de musiciens de haut niveau qui savent profiter de leur séjour pour découvrir un terroir avec ses coutumes et son âme du sud-ouest, mais la priorité de cette volonté reste le coté artistique et humain qui déclenche sur scène Las Descargas entre Bravos.
|  RAPHY iRIZARRY | Ces Jam Sessions Latinas où les musiciens font valoir leur talent dans l’exécution et l’interprétation, mais aussi dans l’Art de l’Improvisation, un des ingrédients majeurs pour bien réussir l’alchimie recherchée sur l’estrade.
|  Mike Freeman al vibrafono
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 François Charpentier & Lucho Cueto |
Notas: 1. trapío est synonyme de bonne présence, belles proportions et qui en outre impose le respect. Un taureau sans l’âge n’a pas de trapío car il lui manque le sérieux et le respect. Un taureau d’âge peut manquer de présence et tout en étant bien proportionné on dit qu’il manque de trapío. Un taureau avec du trapío est un taureau en plénitude et qui en outre est « bien fait ».
Alfonso Navalón (critique taurin) 2. De toutes les suertes du toreo, l’estocade est celle qui véhicule le plus d’imprécisions ou de contre-vérités. Mettre l’épée dans le taureau en passant vite est relativement facile. Bien tuer, en revanche, est plus compliqué : comme toute passe, celle au cours de laquelle le torero donne la mort comporte trois temps, le cite, la réunion et le remate, dont la vitesse d’exécution de chacun détermine le mérite plus ou moins grand de la suerte. C’est en décomposant les temps, en les marquant, que le matador obtient une exécution parfaite. Voir article complet sur : http://www.terrestaurines.com/forum
L’estocade doit être fulgurante et portée en la cruz, c’est à dire à gauche de la colonne vertébrale, entre la troisième et la quatrième vertèbre, ou entre la quatrième et la cinquième vertèbre. Une épée entière n’est pas nécessaire pour tuer la bête. Source : http://www.ruedo.org
Mano izquierda baja, brazos haciendo "la cruz", clavando en el hoyo de las agujas.
Source : http://torosconfuerza.blogspot.com 3. Un bref rappel historique n’est pas inutile. Les premiers indultos sont intervenus, en Espagne, lors des corridas-concours. A Jerez de la Frontera, par exemple, l’indulto s’appliquait automatiquement, à partir de 1955, au taureau qui obtenait le premier prix, si ce prix était décerné. L’esprit des corridas concours était différent de ce qu’il a pu devenir par la suite. Chacun des éleveurs participant s’appliquait à présenter un taureau qu’il avait choisi avec soin et dont il attendait beaucoup. Si cet animal s’avérait exceptionnel, jusqu’à obtenir le premier prix et la grâce, il était permis à l’éleveur, s’il parvenait à le guérir des blessures infligées par les piques, de le conserver comme étalon. C’est dans ce même but de sélection d’un étalon qui a démontré des qualités exceptionnelles lors de son combat dans l’arène, que les règlements taurins mexicains prévoyaient, déjà en 1950, la possibilité de gracier des taureaux. En Espagne cette éventualité ne fut officialisée que dans les règlements postérieurs à celui de 1962. Actuellement l’indulto est défini dans l’article 83.1 du règlement espagnol de 1996 et dans l’article 84 du règlement de l’Union des Villes Taurines de France, règlement directement inspiré du règlement espagnol. Dans ces deux règlements, l’article consacré à l’indulto ne modifie pas sa finalité, il précise toujours qu’il doit s’appliquer à des taureaux aux qualités exceptionnelles dans le but de les récupérer pour les utiliser comme reproducteurs.
Méssage posté par Santiaguito II dans le forum de http://www.torofstf.com 4. Message posté par Jean-Philippe dans le forum de www.sudouest.com, le 10 septembre 2008 :
Lorsque un maestro tel que César Rincón ; lorsque des personnes aussi éclairées de l’art taurin tels André Viard ou Zocato et biens d’autres approuvent sans conteste cet événement, alors le modeste et humble, mais sincère aficionado que je suis, même s’il regrette l’escamotage du premier tercio, reconnaît avoir vécu dimanche un moment inoubliable d’intenses émotions et de grand bonheur. Je souhaiterais également ajouter, que le président n’était pas obligé d’arrêter le tercio dés la première pique pour regretter par la suite que ce grand taureau n’ait pas été piqué. C’est lui qui décide de la conduite de la lidia et il doit assumer sa part de responsabilité quand à un moment donné il est amené à commettre une erreur de jugement. Il n’en demeure pas moins qu’un très grand taureau a combattu dimanche et l’histoire retiendra son nom : Desgarbado. 5. Message posté par Paolo dans le forum de www.sudouest.com, le 10 septembre 2008 :
…L’indulto doit être réservé à des toros d’exception montrant bravoure, caste et noblesse. Or, nous n’avons pas pu tester la bravoure à la pique de ce toro (monopique très légère) et sa prestation au capotazo n’est pas convaincante. Le tercio de piques doit rester fondamental dans la tauromachie et l’attitude du public dacquois dimanche reste pour moi une énigme… |