La Esquina Del MovimientoLes Chroniques de Dom Marco © Salsapaca - 2010CALAMBUCO Salsa Brava from Colombia!CDS: Como en El Barrio 2006 & Rompiendo El Cuero 2009 http://www.calambuco.net/ http://sabaprod.com/ J'en suis au 5ème titre de leur 2eme album et je m'arrête là. Je vais acheter les 2 albums avec un crédit de six titres restants sans écoute. Voilà ce qu'ils ont gagné ces bougres de salopards. Une maitrise qui fait trembler, la poésie des instruments, la puissance des vents, les références du tempo, attention tueurs !! 2 cds faits pour le dance floor et qui réclament des danseurs dignes de ce nom. Des danseurs avec des jambes. A l'affût du phrasé sur le sol, et l'oreille avide de figures stylées, des athlètes du mouvement et de la chorégraphie spontanée. Calambuco est produit pour collectionneur de qualitatif, une névrose, pousser les mélomanes au vice et les danseurs, les vrais, sur une piste. Une machination implacable. Je m'arrête après avoir écouté "Ok, lo Que Sea", instrumental à solos dévastateurs, une bonne dizaine de fois en boucle.
Ils ont gagné, j'achète!Palo Pa Rumba. Con Las Uñas
De facture plus conventionnelle, mais tout aussi solide, Palo Pa Rumba permet aux afficionados de se retrouver dans un cadre plus intimiste.
Des arrangements cuivres puissants mais qui n’écorchent pas les tympans le cd permet aussi d’apprécier plusieurs styles de « vocals » selon les titres présentés. Les dames qui fondent sur la voix des hommes ont donc du choix pour s’y retrouver, et en plus la pochette est fleurie. Allez-y, c’est le printemps ! http://www.descarga.com/cgi-bin/db/23093.10 / http://www.facebook.com/pages/Palo-pa-Rumba/ La 33. Ten Cuidado http://www.la-33.com/
Si l’on ausculte votre capacité neuronale évaluer et déchiffrer la salsa, dite 33. La 33 est l’un des meilleurs groupes de salsa d’aujourd’hui avec une section de cuivres virtuoses et des percussionnistes dont les mains ont été lavées dans les eaux du Styx, celles la même qui ont immunisé Achille. Point de talon faiblard en revanche, la 33 se retrouve aussi à l’aise dans le latin jazz que dans le barrio latino, avec une prédilection plus que sentimentale pour le boogaloo, une recherche scientifique pour backgroud vocals et des arrangements quasiment algébriques donnant au goût de la sauce une valeur culinaire et musicale qui transcendent les frontières. Les mélomanes seront victimes d’orgasmes à répétition et les danseurs, d’ampoules tenaces sur lla plante des pieds. Afin de leur éviter des séances pénibles chez le sexologue ou la pédicure, à chaque sortie de cd, criez 22 ! vl’a la 33 ! Vampisoul contre les vampires industriels
Une fois n’est pas coutume. Avant de parler du produit, apparait indispensable de rendre justice à un certain nombre de personnes. Des gens qui font un travail salutaire et d’une qualité rare. Aux travers de choix, tant judicieux que risqués, un label s’oppose comme un contre pouvoir culturel face aux formatages et les manipulations, des goûts, des sonorités, des mentalités... Aujourd’hui nous parlerons très brièvement de Vampisoul sans trifouiller à la loupe sur le catalogue, nous dirons simplement que la production de ce label mérite d’être connue et soutenue par l’achat de ses produits. Spécialisé dans la soul, dont une partie dans le Latin Groove: boogaloo, Latin jazz, salsa, ce label est exemplaire sur le rapport qualité prix autant que du choix de sa production. Un catalogue riche et perlé de pépites qui ont été traquées jusqu’au fin fond de la galaxie Soul, même jusqu’au Pérou. Pour tous les adeptes du genre, mais aussi pour l’ensemble de ceux qui apprécient la musique et les musiciens, pour ceux qui aiment la musique populaire et urbaine, la connaissance du catalogue et l’achat de quelques pièces sont inévitables. D’autant plus que le produit fini est aussi fonctionnel qu’esthétique en parfaite harmonie avec le contenant. Vampisoul fait un boulot plus que correct et mérite d’être estampillé label rouge dans tous les sens du terme, parce que d’utilité publique pour l’histoire de la musique et des musiciens et aussi pour le goût qui met la barre haute en matière de qualité créative et musicale. Le Grand Fellove. Mango Mangüe VAMPI CD 119 / Compilation and notes by Luc Delannoy / Artwork by Fioramonti ©Francisco Fellove Valdés / Distrolux, SL - 2010. Chez Vampisoul, Willie Bobo, Mongo Santamaria, Joe Bataan, Pete Rodriguez, comme les bons plans du barrio, sont les références que nous retiendrons sur le latin Groove catalogué, -pour faire très court et avec partialité. Réputé danseur, confirmé crooner, sa musique et ses compositions, reflètent un goût particulièrement raffiné autant pour le mouvement et l’harmonie que pour les références mélodiques d’un Cuba en or. L’accolade au jazz et le clin d’oeil à la bossa, le salut à Beny more, et l’expression cuivré du terroir font de la partie instrumentale une base solide et variée. Mais le fil conducteur de cette compil, certainement, et si c’est le cas, magnifiquement remastérisée, est la voix et la technique de chant de Francisco Fellove Valdes, baptisé Le Grand par un directeur de la RCA de son époque. Déjà stylées au point d’en être difficilement imitables, les variations de timbre et la voix du Grand sont magistralement agrémentées de deux cœurs masculins qui font du Sha Ba Da Ba Da, une science exacte et un apport indispensable.
Et si Fellove n’est qu’une virgule dans le rayonnement et le listing des interprètes qu’a engrangé et distribué généreusement le Cuba des années 50, c’est une virgule qui vaut son pesant de notes, emblématiques de son esprit, festif et sublime. L’on comprend mieux alors les larmes émues des certains musiciens exilés quand ils chantent leur nostalgie des nuits havanaises. C’était un temps ou l’on savait s’amuser en produisant du qualitatif, Fellove en est la preuve de cet esprit, et Vampisoul une Tranché de Résistance contre la morosité et l'oubli.
Toño Barrio. Latin Groove © 2009 MTM Ltda.
La salsa se cherche et se recherche dans l’immensité de sa production. Elle a commandement de se diversifier pour persévérer. Toño Barrio fait partie des chercheurs et tente de lui donner un goût agréable. En mêlant le groove et l’urbain comme épices novatrices avec d’excellents musiciens et 12 titre variés dans lesquels tout le monde peut se rassasier, il ajoute à la saveur du genre. Plus de basses agressives comme une pincée de sel, seraient bienvenues à la recette, mais si l’on à faim, cracher dans la soupe serait vraiment déplacé. http://www.myspace.com/toniobarrio
C'est un peu le trésor des incas. Ainsi donc à Machu Pichu ou quelque part à Lima, dans un obscur tombeau reposaient des perles de soul péruvienne, secrètement composée entre 64 et 74. Les anthropologues n'y ont vu que feu et feraient bien de se tâter le crane en une recherche fébrile. Y'a tout, l'ambiance, les arrangements, les guitares, l'esprit de la soul. Divinement rétro et super branché. Imaginez un festival sur la Cordillère des Andes. C'est de l'ambiance de bar sympa et parfait pour la voiture. Ne passez pas l'info aux Neville Brothers, ils s’en retrouveraient momifiés. A savoir qu'il existe une autre compil de soul purement latine intitulée Sensacional Soul Vol 2. Du même acabit chez Vampisoul. Bloque 53. La Ruta De La Salsa
Produit par des musiciens issus de la diaspora, installés à Barcelone et mixé en hollande, ce CD s’offre le luxe de pouvoir être apprécié autant à Cuba qu’en Colombie en passant par le Venezuela, Puerto Rico ou New York. Sa particularité est de remettre le vibraphone au goût du jour avec une maligne complicité avec le piano, qui sous des airs de salsa dura, est dénué d’agressivité gratuite. Nerveuse, mélodieuse, et bondissante même dans les tempos médiums, la musique est bien répartie entre instrumentaux latin jazz, références aux origines et titres de choix pour danseurs inconditionnels. L’on souhaite à Bloque 53 que la route soit longue, constamment goudronnée et ponctuée de pause pipi plus que désaltérantes. http://www.bloque53.com/ENG%20home.htm Enregistré en live entre 2002 et 2009 cette compilation est une preuve que les extrêmes se rejoignent. Si les vikings se mettent au latin jazz comme les allemands à l’afrobeat, on peut véritablement parler de musique sans frontières. Blue Havana nous imprègne d’une atmosphère tamisée des notes et subtilités réjouissantes. 9 titres à la rythmique orchestrée par la contrebasse du magicien islandais ; un voyage aux parages inconnus. Les amateurs de jazz y trouveront leur compte, les inconditionnels du latin groove prêteront une oreille attentive, les musiciens esquisserons des sourires complices. Tomas R. Einarsson est tombé dans une marmite dont il aura du mal à sortir. Pa’lante Maestro ! © Dom Marco / Salsapaca - Février 2010 Bio Ritmo. Bionico
Laboratoire d’une salsa nouvelle, ou l’expérience sonore prévaut sur un classicisme ressassé, Bio Ritmo explore toutes les possibilités d’en extraire la saveur en en garder l’essence. Musique bionique qui rentre dans le vif du sujet en évitant les intros mielleuses, voilà un disque qui s’inscrit dans la modernité et le renouveau.
Le mélange sonore qui combine des mélodies accrocheuses avec des effets spéciaux électroniques donne à l’ensemble des titres de ce cd une armature qui résiste à l’érosion et à la lassitude. Beaucoup de plaisir pour les papilles et de fourmis dans les jambes. Avec des graines labellisées sur d’illustres références c’est de la salsa bio ANTI-OGM qui s’ingurgite sans aucun risque pour la santé, bien au contraire. http://www.bioritmo.com/index2.html |
CHOC QUIB TOWN Nouvel album: ORO En concert le 01 juin 2010 au Poste à Galène - MarseilleChoc Quib Town. Oro ©2010 World Connection B.V.
Choc Quib Down parle de renouveau et de continuité mélangeant le temps, les genres et les styles avec beaucoup de dextérité. Du folklore du Pacifique de la cote ouest colombienne au hip hop et à l’afrobeat, avec des influences aussi hétéroclites qu’exceptionnelles comme les Fugees, Capleton, Ludacris, Timbaland, Fela, Van Van, Arroyo et Niche, on baigne dans le melting pot tropical et musical. Trio gagnant avec trois top models, 2 masculins et 1 féminin, il y a fort à parier que nous ne tarderons pas à les voir programmés dans nos festivals d’été, pour le plaisir de nos yeux et de nos oreilles. Le tube de ce disque : Pescao envenenao, et un remix bonus track signé Richard Blair de Sidestepper. A suivre avec beaucoup d’intérêt. http://www.chocquibtown.com/ http://www.myspace.com/chocquibtown
Marco Toro Y Su Ensamble. Mi Campana Merusa Records

Barbichette de diablotin et regard tentateur, ce percussionniste vénézuélien installé en Hollande (tiens, tiens,), nous gratifie d’excellentes compositions personnelles, qui, si classiques qu’elles soient flattent diaboliquement les papilles autant que les membres inférieurs. Plusieurs titres, dont la saveur mélodique, s’ingurgite comme du sirop, tels qu’El Bocon, No Me Critiques, Ycugualagua, et Reggaeton Y Tambora dans lequel le bonhomme se lâche sur un rap très honorable feront le bonheur des mélomanes autant que des coureurs de pistes. L’ensemble composé de latinos, de musiciens hollandais ou européens, confirme, l’évolution qualitative d’une salsa produite à l’extérieur du terroir. Que voilà un taureau qui possède des cornes.
Havana NRG. La Receta Perfecta 2009 NRG Records/Cabeza Productions
 On y est presque, mais on ne la fait pas à un amateur de cuisine française. Chaque plat proposé sur la carte de ce cd manque quelquefois d’une pincée de sel ou d’aromates qui ferait la différence avec ce goût de nationalisme musical qu’exprime la timba sur le marché de la production cubaine. Cependant, les amateurs du genre y trouveront leur compte et me diront à juste titre de me faire pousser des ailes et d’aller chier dans un arbre. Position du haut de laquelle, je reconnais l’effort de mixité du menu qui permet de gouter à un son montuno revisité, un merengue diplomatique et une bachata devenue plat national, mais qui me donne toujours de l’urticaire. Pour les cubains, la recette parfaite est de continuer à cuisiner tout azimut.
Sierra Maestra. Sonando Ya. 2010 SASA Music Under/World Village

En revanche, je ne cracherai pas dans la soupe avec Sierra Maestra, institution dont on peut mettre en doute les talents culinaires. L’homogénéité est au rendez vous, avec une justesse millimétrée du chant, des cuivres et des cordes. Grand restaurant du son et du son montuno, le disque se devrait d’être un régal pour les aficionados de la terre sacrée et de la musique qui va avec. Maestría Sierra.
http://www.myspace.com/sierramaestra
Ismael Miranda. Asi Se Compone El Son FANIA Original Remastered 1973/2006
 C’est un paradoxe de constater que quelques voyous complètement illettrés en matière D’apprentissage musical sont devenus des érudits en pratiquant l’école buissonnière. C’est le cas de Lavoe et de son compère des débauches Ismael Miranda dont la principale institution aura été celle de la rue. Dans ce fabuleux disque sorti en 1973, le son et la salsa s’embrassent goulument sur la bouche en un baiser sensuel et iconoclaste. Déjà, dans la force de l’étreinte transpire la gloire, le succès et la consécration. C’est le talent des affamés qui fait la différence avec celui des nantis. Sur la pochette, ils portent tous des toques de cuisiniers, mais aucune indigestion n’est programmée. William Vivanco. El Mundo Esta Cambia'o © Planète Aurora/Naïve 2009

Comme encore un signe de son désenclavement culturel, Cuba produit des artistes nouveaux qui explorent les richesses musicales du monde alentour. Cet album étonnant par ses multiples sonorités caribéennes et sa force tranquille qui confirme cet allégement. Un disque mélodieux et très riche, plein, et dénué d’agressivité et que l’on peut ranger dans la catégorie world music grand public. Hyper agréable à écouter avec des background vocals légers et suaves, une toute petite section cuivre discrète mais efficace des cordes sautillantes et limpides, des percussions anecdotiques mais ponctuelles. Un hommage précoce à Haiti dans le premier titre, (Palo Haïtiano), une révérence à la musique africaine avec La Cuica, et une accolade au Brésil avec Samba de Los Cotuntos, agrémenté d'un travail vocal osé, font de cet album une nouveauté dans ce que l’on connaît de l’ensemble de la production cubaine classique. Une vraie bouffée d’air frais. William Vivanco se produira au Babel Med de cette année à Marseille, un rendez vous à ne pas manquer. http://www.myspace.com/williamvivanco
Février 2010
La Makina del Karibe. Radio Gozambike

Grabado en Colombia TU KOSO RECORDS 2008
Nom d’un chien! Qu’elle est fraîche la Champeta! Et que cette connexion extraordinaire entre l’Amérique du Sud et l’Afrique est revigorante.Radio Gozambike n’est pas le disque l’année certes, mais je connais quelques africains et congolais en particulier qui tomberaient des nues en l’écoutant ! Mais qui joue de la guitare de cette manière en Colombie ? Sont-ce des remixes, du montage, ou du copié collé de la production africaine ? Ou existe-t-il de vrais musiciens spécialisés dans le genre et qui feraient un carton à Kinshasa ou à Brazza ? L’espagnol dans le texte laisse pantois en vertu du mélange des genres, mais la dynamique vous propulse sur la piste avec un coup de pied au derrière qui n’en arrête plus de frétiller. Grave, très, très grave… http://www.myspace.com/lamakinadelkaribe Calle 13. Los De Atras Vienen Conmigo Sony/BMG - 2008 http://lacalle13.com/ http://www.myspace.com/calle13

Les Magiciens. Une magie qui consiste à prendre tout ce qui n'est pas latin en matière de musique populaire avec quelques exceptions référentielles, et en faire un pur produit international. Des jongleurs. Qui jouent avec le feu, virevoltant entre la soul, le reggae, le funk, le chant, le hip hop, sans se bruler. Des jongleurs. Avec le verbe comme matière. De ceux qui calculent leurs mots sans pour autant les étouffer. Simple, direct, explicit lyrics, sans la pornographie. En espagnol dans le texte. Des musiciens. "No hay nadie como tu (clean version)" est un hit qui mérite l'attention des programmateurs de radio, et siffler dans les oreilles des directeurs artistiques de festivals internationaux, s'ils n'ont pas été transformés en belles aux bois dormant. Des musiciens professionnels. Maniant le clin d'œil musical et la forge volcanique avec suffisamment de dextérité pour permette aux alliages de développer un fort sentiment d'identification. Une adresse. Calle 13. Du genre qu'on à du mal à oublier... Layori. “Origin” Layorimusic//kosmo Music GmbH//LC 03252

On pourrait s’éterniser sur le regard lascif de cette beauté nigériane, mais on se concentrera plutôt sur la jolie voix alto dont elle nous gratifie dans cet album acoustique à la qualité sonore exceptionnelle. Calme et mélodieux, magnifiquement instrumenté, les 2 guitares, la basse, le background vocal et quelques cuivres occasionnels font de ce disque une écoute parfaite du matin au soir. 11 titres qui vous promettent une journée radieuse et un constat sur la créativité de cette princesse africaine. "LAYORI est née au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique. Layori est le diminutif de son deuxième prénom, qui veut dire « sauvée par la grâce ». Quand elle était à l’école primaire, son père a décidé d’émigrer à New York avec sa famille. Quelques années plus tard, le père de famille, craignant de perdre son identité culturelle, retourne au Nigéria. Layori va alors réapprendre à vivre à l’africaine... plus> http://www.layori.de/
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Gilles Perteson presents: Havana Cultura new cuba sound La révolution avait mis la corde au cou de tout apport culturel et sonore de l'extérieur, se consacrant à une production musicale sclérosée et propagandiste comme la peau de chagrin d'un peuple. Peine perdue ! Aujourd'hui, au travers de cette formidable compilation (2 disques) d'artistes cubains post révolutionnaires, le génie et la créativité sont au rendez vous. A défaut d'être comme il y a un demi-siècle les leaders de l'exotisme bon marché et les rois du dancefloor, Cuba rattrape son retard en avalant toutes les meilleures notes sur son chemin. Gilles Peterson ne s'y est pas trompé, fort d'une oreille altruiste, il délivre un message clair, le talent perce les oripeaux du passé avec force sonorités. Maturité oblige, les références sont en place sans chauvinisme pour permettre une écoute large, agréable, suave et percutante dans laquelle, le jazz, le hip hop, le chant, le reggae et le traditionnel, s'accordent autant à l'unisson qu'a triple voix. L'étonnante Danay D1.4 avec Lagrimas de Soledad, Le hip hop lancinant d’Oguerre et Mami, -boogaloo jazz- apparaissent comme une évidence et un renouveau qui renvoie la Timba à une musique de supermarché. On vous épargne l'analyse musicale et fastidieuse en vous évitant de lire une liste considérable de termes recomposés et peu scientifiques. Ce produit intéresse ceux qui aiment le Latin world et ses fabuleux musiciens. On n'ose penser qu'il s'agit d'un arbre bien juteux qui cacherait une forêt, donc, cueillir le plus possible, presser et boire sans contrainte de régime. www.brownswoodrecordings.com / www.gillespetersonworldwide.com / www.havanacultura.com On dira chat alors au lieu de parler de chèvres !! La cumbia s'embourgeoise et quitte les terrains bourbeux pour se donner des airs de citadine.
Celle là s'écoute en fond sonore en dégustant des tartines de guacamole et en sirotant un rhum millésimé. Très agréable et parfait pour induire une ambiance festive et décontractée pendant l'apéro espagnol. La rurale des puristes rentrera par la fenêtre un peu plus tard dans la soirée. Le disque se prend sans discontinuer. Il défile au gré des conversations avec un air de campagne chatouilleux ou l'on sent l'odeur des chevaux mais pas celle des écuries. |